
Dan Ferris
Si vous avez des questions au sujet du bâtiment de l’école Saint John High, c’est à Dan Ferris qu’il faut les poser. Il est chef d’établissement et il sait comment les choses fonctionnent. « C’est mon école », affirme-t-il. C’est la raison pour laquelle il était déterminé à reprendre le travail rapidement après avoir subi une blessure au dos en juin 2007.
« J’enlevais une vieille soupape sous la piscine. J’étais dans un espace clos. Je me suis penché et tordu le tronc, et mon dos s’est contracté comme si j’avais une crampe d’athlète. » Il a présenté une réclamation et a commencé des traitements de physiothérapie, mais a continué à travailler. « Je fais ce travail depuis 30 ans. Je ne voulais pas m’absenter. » Les choses ont empiré et en juin, M. Ferris devait accepter la triste réalité : il ne pouvait plus travailler.
« J’espérais trouver une solution rapide. J’ai pensé que le repos guérirait peut-être ma blessure. » M. Ferris, un passionné du golf et de la musique, ne pouvait s’adonner à ses loisirs préférés. Il ne sortait de la maison que pour se rendre à ses traitements de physiothérapie. Au bout de plusieurs mois, sa condition ne s’était pas améliorée et son responsable de cas l’a adressé au Centre de rééducation professionnelle. C’est à ce moment que les choses ont tourné pour le mieux pour M. Ferris.
« Mon médecin a demandé un examen d’imagerie par résonance magnétique, mais il a dit que ça pourrait prendre six mois », explique M. Ferris. « Grâce à mon responsable de cas, j’ai subi l’examen quelques semaines plus tard. » L’examen a démontré un kyste entre les vertèbres L5 et L6. M. Ferris a reçu de la cortisone pour réduire l’enflure dans les muscles. Il se sentait tellement bien qu’à son premier jour au Centre, il a confié à son équipe de gestion des réclamations qu’il n’avait pas besoin d’y être admis. Son coordonnateur d’équipe lui a indiqué que c’était à lui de décider, mais qu’il devrait tenter l’expérience.
« J’y suis allé les yeux fermés. J’avais sans doute une peur de l’inconnu. » À contrecœur, il a fini la journée. Aujourd’hui, il en est heureux. « Ça m’a beaucoup aidé. J’aurais dû y aller huit mois plus tôt. » Son traitement comprenait de la physiothérapie, la simulation du travail et des séances d’information sur le traitement de la douleur. Son équipe de gestion des réclamations a fait toute la différence. « Elle voulait savoir ce que je faisais 24 heures par jour et non seulement pendant les huit heures que je passais au travail. »
Tout allait si bien, qu’au bout de trois semaines, M. Ferris a décidé de reprendre le travail. « C’était le congé de mars, et je voulais retourner à l’école tandis qu’il n’y avait personne, pour pouvoir reprendre progressivement ma routine. » Son séjour au Centre a facilité sa reprise du travail. « Il n’y a pas eu de courbe d’apprentissage. J’ai simplement repris mon travail. »
Il ressent encore de la douleur au dos, et il sait qu’il en sera toujours ainsi. « Une fois qu’on se blesse, c’est pour la vie. Mais j’ai appris que la douleur n’est pas toujours mauvaise. » Il connaît maintenant la différence. « Je ne ferai pas d’efforts excessifs », a-t-il affirmé. « Avant ma blessure, j’aurais fait n’importe quoi. Maintenant, si quelque chose pèse plus de 50 livres, je demande de l’aide. »
M. Ferris, marié depuis 24 ans et père de deux adolescents, était reconnaissant d’avoir l’appui de sa famille. « Je ne pouvais pas faire les choses que je faisais auparavant, mais puisque les enfants sont plus vieux, ils comprenaient. » L’une des choses que M. Ferris a trouvé le plus difficile, c’était de ne plus pouvoir jouer au golf et faire de la musique. « C’est merveilleux de pouvoir faire ces choses de nouveau. »
Plus d’un an après avoir subi sa blessure, M. Ferris est très heureux d’avoir repris le travail. Quand on lui a demandé s’il a jamais eu envie d’abandonner, il a répondu : « Non. Les activités quotidiennes m’ont manqué. Nous sommes 70 employés à l’école. C’est comme une grande famille. » On ne s’ennuie jamais. M. Ferris voit à tout : la sécurité des bâtiments, la régulation du climat (pour l’école Saint John High et 13 autres écoles) et l’entretien. Et comme l’école loue ses installations pour des activités publiques et sa piscine à des groupes communautaires en soirée, les fonctions de M. Ferris comprennent également la gestion des activités. « Je suis très occupé, mais c’est comme ça que j’aime ça. »
M. Ferris offre ce conseil à toute personne qui se trouve dans sa situation :
« Vous obtiendrez les meilleurs résultats si vous faites ce qu’on vous demande. Une bonne attitude est la clé. »
Et c’est clairement grâce à l’attitude de M. Ferris que son rétablissement a été une réussite. Il s’est rendu à l’école trois fois la fin de semaine de la menace de l’ouragan Kyle pour s’assurer que tout était intact. « Personne ne me l’a demandé; je l’ai tout simplement fait – c’est mon école. » Et l’école est toute aussi heureuse de le ravoir.